Samedi 17 août 2019
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Samsung VS Apple, le duel de la santé connectée

Le Quantified Self est un jeune mouvement, né en 2007, avec ses outils, principes et méthodes permettant à chacun de mesurer ses données, de les analyser et de les partager. Aujourd’hui, ces datas personnelles sont principalement récupérées via les objets connectés qui se synchronisent avec des applications mobiles (smartphone ou tablette) et/ou des services Web.

C’est une technologie née de l’évolution des systèmes d’informations qui fait parler d’elle en raison de son caractère innovant et de ses nombreux avantages. Elle est de plus en plus adoptée par les opérateurs qui créent des plate-formes pour permettre à leurs clients de bénéficier de ce service.

Les 2 géants des smartphones, Samsung et Apple, commencent à se livrer bataille sur le terrain. Mais qui en sortira vainqueur?

La santé connectée vue par Samsung et Apple

Samsung, le fabricant coréen, annonçait le 28 mai dernier la mise en place de sa plate-forme dénommée Simband, devant fonctionner en tandem avec un système de stockage sécurisé de données en ligne appelé SAMI (Samsung Architecture for Multimodal Interactions).

Ce système élaboré en collaboration avec des universitaires, permettra de stocker les informations physiologiques capturées par les terminaux compatibles. Autre avantage, SAMI donne la possibilité aux développeurs d’accéder aux données et d’en profiter pour créer des applications entièrement nouvelles.A travers sa stratégie « Big Data », la marque coréenne ne privilégie pas le côté commercial, elle entend plutôt proposer  avec SAMI une plate-forme d’échanges de données aux consommateurs, utilisateurs et professionnels de la santé.

Cette annonce de Samsung devance celle du géant américain Apple, dont la présentation de la plate-forme était prévue pour le 2 juin.

apple-vs-samsung

Baptisée Healthkit, la plate-forme d’Apple permettra de centraliser toutes les données de santé. Fonctionnant comme un véritable carnet de santé connectée, elle disposera de plusieurs interfaces qui permettront aux utilisateurs de contrôler régulièrement leur poids et leur taille, d’enregistrer leurs cycles de sommeil, d’analyser la durée des exercices physiques et l’alimentation, ou encore de vérifier l’hydratation du corps et la tension artérielle.

Cette application sera donc disponible sur les smartphones, et elle pourra aussi être reliée à des éléments externes comme les bracelets, les montres ou à des capteurs d’enregistrements.

Il est bien de préciser à toutes fins utiles que cette application ne remplace pas les consultations régulières chez le médecin. C’est tout simplement un outil d’aide quotidienne complémentaire pour un meilleur suivi du bien être du corps et de l’esprit.

Santé connectée et sécurité

Aussi avantageuses que soient ces applications, la protection des données est une grosse interrogation. La CNIL s’est donc penchée récemment sur ces questions de vie privée et de sécurisation des données.

En partant comme préambule que les acteurs du domaine des TICs ne sont pas à l’abri des cyberattaques, le piratage des données de santé est à craindre. Le quantified self peut constituer un grand risque pour certaines entreprises. Pour éviter une diffusion non-controlée/voulue ou un vol de ses données « privées », la Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL) recommande les mesures suivantes :

  • L’utilisation d’un pseudonyme pour partager les données
  • La non-automatisation de partage des données vers les réseaux sociaux et les autres services
  • La récupération des données en cas de non fonctionnement d’un service

Mais suite aux révélations d’espionnage mondial de la NSA et autres fuites de données depuis les objets connectés, on se demande si ces mesures seront suffisantes à l’avenir.

Aujourd’hui, pour les données de santé à caractère personnel, il existe un hébergement spécifique agréé par le ministère de la santé et l’ASIPsanté. La sécurité des serveurs est maximale et l’accès aux données s’effectue par authentification forte. Parfait donc pour ses données médicales ultrasensibles. Mais pour le quantified-self, il ne s’agit pas de données « médicales » mais des données dites « privées », et c’est donc sur ce point que la CNIL et les autorités compétentes vont devoir apporter un cadre légal. Mais attention aux barrières à l’entrée que cela pourrait dresser,  comme nous l’avons vu récemment avec la vente de médicaments en ligne, demandant aux pharmaciens un hébergement agréé « données de santé » qui complique fortement le passage à l’acte. A suivre de très près donc.

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