Samedi 17 août 2019
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L’interview de la santé connectée – Episode 3

M. Nabet, Président fondateur de Well Fundr, nous apporte sa vision du marché de la santé connectée.

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Parlez nous de Well Fundr. En quoi cela consiste ?

Je me suis intéressé à la e-santé lorsque j’étais encore dans le milieu de la communication digitale. J’ai eu l’idée de lier les technologies de l’information et de la communication à un domaine plus « riche » dans le but de pouvoir faire de la prévention santé, par exemple à travers des applications mobiles ou des plateformes. Je souhaitais donner la possibilité aux personnes présentes dans les déserts médicaux de pouvoir s’entretenir avec un médecin en toute sécurité via un site internet notamment. La plateforme Well Fundr me permet d’innover et de percer dans le milieu de la e-santé à travers les technologies de l’information et de la communication. J’ai voulu créer une alternative au financement participatif en donnant la possibilité de proposer des projets e-santé, le but étant de s’investir davantage dans la santé en concrétisant des projets afin de favoriser la prévention. Ce concept permet de sortir du cadre étatique au budget très cadré. A mon sens, seulement 1% des capacités de recherches dans le domaine de la e-santé sont exploitées.

Quels sont les types de projets que vous soutenez ?

Les projets sont étudiés de manière très sérieuse. Depuis la mise en place de la plateforme Well Fundr, 60 projets ont été déposés, seulement 10 ont été retenu. Il ne s’agit pas là de mettre en place des projets qui vont faire le buzz mais de réelles innovations en termes de santé permettant l’accompagnement et la diffusion d’informations concernant la santé. Ce domaine n’est pas à prendre à la légère. Il est important de miser sur des projets qui vont à l’avenir se fondre dans le quotidien de la personne plutôt qu’imposer telle ou telle chose. Je désire accompagner des projets qui auront un réel intérêt pour la santé.

Selon vous, qu’apporte la santé connectée ? Quels en sont les effets bénéfiques ?

Avant l’apparition des objets connectés santé, nous étions en quelque sorte spectateurs de notre propre santé. C’est à dire qu’il était rare que les personnes se prennent en main et se disent « je vais aller courir », « je vais aller faire du sport » etc. Avec la santé connectée, nous devenons acteurs de notre santé. Les objets connectés permettent d’analyser nos données et donc de prendre conscience de nos efforts, ce qui a pour bénéfice de motiver et de pousser les personnes à faire davantage d’exercices physiques. Cela constitue un réel facteur de motivation. Les effets sont bénéfiques dans le sens ou la santé connectée permet d’ouvrir les yeux aux gens en leur montrant que leur hygiène de vie n’est pas forcément la meilleure et qu’il existe des moyens pour améliorer cela.

D’après vous, existe-t-il des limites à la santé connectée ?

La limite pourrait se trouver dans la dépendance à ces objets. Il n’est pas question pour moi de changer un mode de vie mais de l’améliorer. Il ne faut pas imposer des actions aux gens, mais simplement les informer de ce qu’il y a de mieux à faire ou à consommer dans une situation donnée. Il faut que cela reste au niveau du conseil et de la recommandation, et non dans l’interdiction au risque d’obtenir de la lassitude et du rejet de la part des gens.

Certaines personnes semblent réticentes quant à l’utilisation des objets connectés santé. Quels en sont les freins selon vous ?

La technologie fait toujours un peu peur. Le principal problème pourrait être lié aux données personnelles. Ce sont des données importantes qui concernent la santé, les gens ont peur qu’elles se propagent un peu partout ou alors que celles-ci servent à les envahir de publicités par la suite. Je pense que quoi qu’il arrive il y aura perpétuellement des réfractaires à tout, mais avec le temps les gens s’habitueront.

Comment percevez-vous l’avenir du marché de la santé connectée ?

A l’avenir, je vois l’arrivée d’objets de plus en plus intelligents, notamment une grande avancée dans le domaine médicale. Il est toutefois nécessaire que cela reste encadré, non pas que tout devienne mesurable et faisable par n’importe qui. Il existe une réelle nécessité à avoir recours à un professionnel pour comprendre et analyser les données recueillies. On parle de santé, pas de bien-être, il ne faut prendre aucun risque. Par ailleurs, je pense qu’un monde entièrement connecté ne serait pas bon. Il faut simplement qu’il y ait des systèmes intelligents qui arrivent à se fondre dans notre quotidien et non pas à changer nos modes de vie. Les objets connectés santé doivent devenir des dispositifs automatiques que l’on utilise par habitude, comme si nous utilisions notre voiture.

Retrouvez la plateforme Well Fundr ici.

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